L’appel à l’aide de Ripple aux exchanges │ Le cauchemar de Ripple a commencé en fin 2020, lorsque l’entreprise et ses dirigeants ont été attaqués en justice par Securities and Exchange Commission (SEC). Pour s’en sortir, les défendeurs lancent un appel au secours à destination des exchanges hors des États-Unis.

Après que la SEC ait qualifié le XRP, le jeton de Ripple, de valeur mobilière (securities), la valeur du XRP a plongé jusqu’à 0,17 dollar le 29 décembre 2020. Les accusations visant principalement deux dirigeants de l’entreprise (Christian Larsen et Bradley Garlinghouse) avaient porté sur la vente non enregistrée de 2 milliards de XRP. Pour prouver leur innocence, Ripple se tourner désormais vers 15 plateformes d’échange.

15 exchanges hors des USA pour innocenter ses dirigeants

Dans les faits, la SEC accuse Christian Larsen et Bradley Garlinghouse d’avoir enfreint la section 5 de la Securities Act de 1933. Selon cette dernière, la vente sur le marché national des titres sans une déclaration d’enregistrement est interdite.

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Par conséquent, Larsen et Garlinghouse ont dû établir une stratégie pour se blanchir. Celle-ci consiste à prouver que les ventes de XRP réalisées ne concernent que les exchanges étrangers. Pour faire simple, les dirigeants veulent démontrer que les transactions en question ont été réalisées en dehors de la juridiction de la SEC.

Pour cela, un appel à l’aide de Ripple à 15 exchanges a été réalisé. Les entités concernées sont : OKEx, HitBTC, Korbit, ZB Network Technology, AscendEX, iFinex, Bithumb, BitMart, Bitforex, Bitlish, Bitstamp, Huobi Global, Upbit Singapore, Bitrue Singapore et Coinbene.

Des documents susceptibles de blanchir les deux leaders de Ripple

Dans cette procédure, Ripple sollicite l’assistance des pays où sont installées les entreprises citées plus tôt. Parmi eux, il y a notamment les îles Caïmans, Singapour et la Corée du Sud.

Les 15 exchanges pourraient fournir des documents qui soutiendraient que les ventes de XRP des deux dirigeants ne relèvent plus du ressort du gendarme financier américain. Cependant, bien que le plan de la société semble judicieux, il ne la blanchit pas entièrement. En effet, les co-accusés ne nient pas leur implication dans les ventes de XRP.

Une réponse favorable à la SEC ?

La SEC reste en position forte jusque-là, puisque les accusés n’ont pas nié leur implication dans les transactions de XRP. En effet, la Commission juge que ces ventes ont eu des répercussions directes sur la valeur du XRP, car elle aurait entre autres porté préjudice aux investisseurs de la firme.

Le fait est que Garlinghouse et Larsen se sont engagés à garder les jetons en leur possession pour préserver la valeur du XRP. Pourtant, même s’ils les ont vendus via des exchanges étrangers, ils ont manqué à leur parole. La vente des XRP d’une valeur de plusieurs centaines de millions de dollars aurait été effectuée à plusieurs reprises.

Chacune des parties impliquées dans l’affaire ne semble pas manquer de ressources pour faire valoir sa cause. Toutefois, force est de constater que le régulateur financier reste plus convaincant aux yeux de la justice US. Les conséquences seront-elles lourdes pour la société émettrice de XRP ?

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